2019_01_07 Gilets Jaunes Acte VIII - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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Gilets Jaunes Acte VIII à Epinal

La « guerre » que se livrent les Gilets Jaunes et le gouvernement passe bien évidemment par la répression policière. Elle est également présente dans les chiffres de mobilisation et la couverture très orientée des média.
    
Incontournable : les Gilets Jaunes locaux étaient bien évidemment présents ce samedi lors de l’Acte VIII à Epinal. Noyés dans la « marée jaune » parcourant les rues spinaliennes, ils étaient ainsi une douzaine à rejoindre la manifestation calme au début avant que ça se gâte. Même si pour Manu, le nombre de CRS n’avait rien à voir avec le déploiement des forces de l’ordre lors la manif de Nancy « Ils ont dû croire que ce rassemblement ne serait qu’un pétard mouillé » commente Manu en se marrant, ils ont pu mesurer en fin de manifestation la violence de la répression pilotée par le gouvernement, à grand coups de gaz lacrymogène bien évidemment en premier lieu – « A un moment, j’en avais des saignements de nez » confesse Sam - mais aussi tirs de flashball, qui font de nombreux blessés, dont certains sérieusement. « Jean-Claude a failli en prendre un dans le bras, mais elle s’est écrasée sur un mur » raconte Manu « Jean-Claude l’a ramené comme souvenir ! ». Des heurts entre des CRS ayant reçu des consignes fortes encourageant cette répression, considérant d’ailleurs les masques et lunettes comme des armes ( !) et donc pouvant faire l’objet d’une confiscation, et des manifestants parmi lesquels s’étaient glissés, comme d’habitude, des casseurs et des policiers en civil, voire vêtus eux-mêmes pour certains de gilets jaunes, chargés de mettre le feu aux poudres afin de discréditer le mouvement. « Nous avons-nous-mêmes stoppé deux jeunes trou du c… qui lançaient des pierres en direction des CRS » témoigne encore Manu. Car le pouvoir sait bien que la violence est mal vue, rejetée par une opinion publique qui reste cependant largement solidaire du mouvement. Le fait, comme les font de nombreux grands média, de s’appesantir sur les dégâts regrettables occasionnés en marge de cette marée jaune, est donc nécessairement un objectif clairement défini permettant au pouvoir de faire l’amalgame entre cette violence et les Gilets Jaunes. Une association pas toujours clairement exprimée mais sous-jacente, que le lecteur ou le téléspectateur fera de lui-même : méthode connue et rôdée de manipulation à grande échelle…
Cette guerre d’opinion est également présente dans les chiffres. Les seuls, « officiels », sont ceux communiqués par le Ministère de l’Intérieur, lui-même bras armé du pouvoir dont les Gilets Jaunes contestent les décisions de mise à mal du pouvoir d’achat et d’accroissement des inégalités. En clair, le pouvoir s’érige tout simplement en juge et partie !!! Les manifestants ont été estimés entre huit cents et deux mille ce samedi à Epinal ! Ils étaient très probablement plus nombreux, mais il s’agit, là encore, de faire croire à la démobilisation afin de provoquer un sentiment de découragement. La guerre psychologique bat son plein, même si les média reconnaissent que la mobilisation était plus forte dans de nombreuses villes de France ce dernier samedi que lors de l’acte précédent. « Nous étions au moins 3000 » affirment Manu et Sam sans sourciller « Au niveau national, j’ai vu la liste des villes ayant permis de faire le total de 50 000 annoncé par le ministère : il manque de nombreuses de villes comme Strasbourg et Epinal ! » commente Manu « Sur un plateau TV, j’ai entendu un ancien policier « un vieux de la vieille » annoncer son comptage : 300 000 manifestants dans toute la France ! ».  Un chiffre confirmé par le Syndicat de France Police – policiers en colère (voir la page FB ici : https://www.facebook.com/SyndicatFrancePolice )
Dès ce jour, les Gilets Jaunes, toujours aussi déterminés et mobilisés, remettent le couvert. Il est toujours temps de les rejoindre, ne serait-ce que pour une heure ou deux !
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