2019_02_16 Grand débat le Thillot - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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LE THILLOT

Grand débat national : un feu d’artifice !

Radio des Ballons proposait ce dernier mercredi une « réunion d’initiative citoyenne « qui a donné lieu à de nombreuses propositions, quelques fois contradictoires.  Le difficile exercice de démocratie participative…
C’est parti « sur les chapeaux de roues ! ». A peine le temps pour Raymond Dechez, animateur de cette réunion avec l’aide de Michel Villaume, d’introduire la soirée, rappelant notamment que ce grand débat avait pour origine le mouvement des Gilets Jaunes et d’écouter la chanson « Les oubliés » de Gauvain Sers (voir : https://www.youtube.com/watch?v=r_PW-HZPIj8) que Brigitte Jeanpierre se portait volontaire pour débuter le débat sous la forme d’une charge en bonne et due forme. « Je m’adresse directement à  Macron ! » précisait-elle avant de dénoncer sans détour « Les privilèges accordés aux anciens présidents et autres ministres, les coûts exorbitants de nombre de commissions » et revendiquait haut et fort un changement de constitution.
Ce thème de la vie politique et des institutions sera d’ailleurs au centre des débats durant une bonne partie de la soirée, s’enlisant d’ailleurs quelques fois dans des aspects trop techniques pour permettre d’apporter des réponses précises.
Toujours est-il que cette méfiance, cette défiance même vis-à-vis du pouvoir politique et des institutions, y compris les hauts fonctionnaires, semble avoir fait la quasi-unanimité du public présent, tant au niveau de leurs rôles qu’à celui de leur représentativité, leurs indemnités et salaires « mirobolants » qui, pour certains continuent à être versé après que le mandat ait pris fin ou encore du nécessaire casier judiciaire vierge pour pouvoir être éligible, certains allant même jusqu’à réclamer la suppression du sénat.  
Les revendications des Gilets Jaunes
« Un énorme coup de balai » a été demandé pour refondre une constitution mise en œuvre par le Gl de Gaulle, aujourd’hui « viciée par des partis godillots aux ordres du président de la République ». Un peu esseulé, Etienne Colin déplorait « Je n’aime pas cette curie contre les élus. Pour information, je perçois une indemnité de 1000 Euros par mois comme maire de Ferdrupt ». Probablement à tort, les élus locaux n’étant pas concernés par le feu des critiques...
De nombreux autres thèmes ont été abordés, permettant de questionner en profondeur sur une meilleure répartition des richesses, redonner du sens au service public – Philippe Spillebout est intervenu au titre de l’Ademat-H à propos des menaces pesant sur l’hôpital de Remiremont -, la citoyenneté, l’éloignement des centres de décision, le droit du sol, la proportionnelle, l’augmentation du SMIC, la baisse des charges patronales ou encore la mise en œuvre du RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne)  et l’augmentation du pouvoir d’achat, ces deux derniers thèmes faisant partie  des principales revendications des Gilets Jaunes. Sam, une des figures locales des contestataires locaux, pointait également le prix du carburant qui, après avoir baissé, est reparti à la hausse.
« Nous sommes en 1789 ! »
Un petit, mais important chapitre a été ouvert à propos de la formation qui se doit de coller aux demandes des entreprises avec notamment le besoin de revaloriser l’apprentissage et les métiers manuels.
On a également (un peu) parlé d’écologie : lutte contre le réchauffement climatique, stopper immédiatement ces poisons utilisés dans l’alimentaire tels que le glyphosate, transports gratuits.
Avant de conclure, le micro était donné à Vincent Decombis qui faisait valoir « Le point de vue de l’historien » : « Nous sommes en 1789 ! » confiait-il « Il faut un bouleversement total. Les gens en haut ne sont plus crédibles ».
Au moment où Raymond Dechez annonçait la conclusion de la soirée, un véritable feu d’artifice de sujets non traités arrivait : les victimes éborgnées chez les Gilets Jaunes, le rôle des média, les privatisations, le verrou de Bercy,  le peu de jeunes présents à cette réunion, la culture, l’éducation, la mise en place d’une taxe sur les réseaux sociaux, les comportements irresponsables générateurs de lois au caractère liberticide…
Cette rencontre dans le cadre du « grand débat national »a donné lieu à une synthèse préparée en temps réel par Marie-Claude Dubois et Isabelle Canonaco qui étaient aux manettes de la saisie sur ordinateur et projetée sur l’écran de la salle Cécile Valence.
Reste une dernière question : quand et comment vont être prises en compte ces remarques et propositions…
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