2021_01_09 Le Thillot Philippe Antoine - le-thillot.com : l'actualité gratuite du Thillot et Environs

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LE THILLOT

Pompiers : la « quille » pour Philippe Antoine
Après quarante années passées au service des populations, Philippe Antoine va pouvoir goûter aux joies d’une retraite bien méritée au terme d’une carrière qui l’a vu enfiler la tenue et le casque en janvier 1980 au centre de Gérardmer. Il avait alors 17 ans. « Je suis tombé dedans quand j’étais petit » explique-t-il en se marrant « Mon père était chef de centre à Gérardmer, mon grand-père était pompier aussi et j’ai trois cousins qui le sont également. Cette carrière, c’était un rêve d’enfant. Les pompiers véhiculent une image qui a quelque chose de magique ». Durant son service militaire, il laissera de côté ses collègues de Gérardmer pour entrer aux pompiers de Paris. « Au départ, j’avais l’intention d’y rester » avoue-t-il « Mais j’ai changé d’avis : la montagne me manquait trop ! ». De cette expérience parisienne, il conserve cependant le souvenir d’interventions très intéressantes qu’il n’a jamais pu reproduire ailleurs. Au terme de cette année à cheval sur 1982 et 1983, il renoue avec la caserne gérômoise et, après avoir exercé en parallèle différents emplois dans le textile, la fabrication de pièces automobiles et la location et la vente de skis, il est embauché aux services techniques de la ville de Gérardmer et détaché au service incendie « Un poste similaire à celui qu’a occupé Gérard Galmiche au Thillot » commente-t-il.
Après avoir été reçu au concours départemental, il devient professionnel. « Je me suis retrouvé avec le grade de caporal-chef professionnel alors que j’étais préalablement adjudant-chef volontaire » ajoute-t-il en rigolant. En 2001, il quitte Gérardmer pour rejoindre le centre de Remiremont avant de revenir à Gérardmer comme adjoint au chef de centre. C’est le 15 mars 2013 qu’il arrive au Thillot pour prendre le commandement du CIS à la suite du Lt Divoux. « C’était une proposition du service départemental qui me permettait une montée en grade » précise-t-il. C’est avec le grade de lieutenant qui lui a été octroyé le 1er janvier 2019, qu’il va donc finir sa carrière. « Ce sera officiellement le 1er juin prochain, mais avec mes congés et récupérations, je quitterai la caserne le 20 janvier, tout en faisant encore quelques tours de garde » détaille-t-il. Et le plein de beaux souvenirs, comme ces peintures qui rappelleront son passage durant quelques années, le suivi des chantiers des casernes du Thillot et de Bussang-St Maurice, le rapprochement des quatre amicales et puis les rassemblements départementaux.
Une organisation différente à suivre
D’autres superbes souvenirs sont issus de campagnes, comme en avril 2000 qui l’a vu intervenir sur les côtes bretonnes souillées par la pollution due au naufrage de l’Erika, les cinq semaines de 2006 à l’île de la Réunion pour la lutte contre le chikougunya ou encore ses participations contre les incendies de forêt dans le Sud de la France.
Une carrière riche au cours de laquelle il a encore assumé des fonctions d’administration au sein de l’Union Départementale et l’Amicale des Anciens Pompiers de Paris, ou encore de responsable des équipes de sauvetage en montagne.
De nombreuses médailles et distinctions sont venues parsemer son parcours : médailles d’Honneur argent, vermeil et or pour ses années d’engagement « J’aurais dû recevoir le Grand Or, mais la remise officielle n’a pas été possible suite à la crise sanitaire » regrette-il « Mais je l’ai quand même en ma possession », médaille de la Défense Nationale des Pompiers de Paris, médailles d’argent et vermeil de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers, insignes de bronze et d’argent comme chef de centre et puis cette citation au titre de l’intervention menée en 2018 contre l’incendie des Ets Poirot à Fresse sur Moselle.
Et pour cette nouvelle page qui s’ouvre devant lui, les projets restent totalement  ouverts : « Je veux profiter pleinement de ma famille » confie-t-il « Et  puis faire du sport : ski, raquettes, vélo, randonnée », sans omettre les sorties avec sa 2CV superbement restaurée.
Pour la suite de la direction du CIS thillotin, la passation de pouvoir est en cours : « L’organisation sera différente, puisqu’à terme, il n’y aura plus de professionnel » détaille le futur ex-chef de centre « Le Lt Olivier Villaumé, responsable de formation au Groupement Montagne, intervient actuellement par intérim pour former les deux officiers du centre : Denis Sontot et Gilles Grosjean.
Il est encore question de mettre dans le coup les deux jeunes futurs officiers que sont Jean-Loup Hoffner et Sébastien Neff qui, le moment venu, pourront prendre la relève ».

Bonne retraite Philippe et mille mercis !
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